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Etre présent(e) pour ses enfants… C’est la qualité qui compte pas la quantité – Forum Européen des Femmes

27
avr

Etre présent(e) pour ses enfants…

C’est la qualité qui compte, pas la quantité ?

Evening-debate organisé par le Forum européen des Femmes

avec Jérôme de Bucquois,

psychologue clinicien et psychothérapeute familial

debucquois

http://www.jeromedebucquois.com

Devant un public où les couples sont notoirement bien représentés – importance du rôle du père oblige – le conférencier commence par exposer certaines recherches qui mettent en évidence l’importance de la relation mère-enfant chez le tout petit. Le besoin de contact est vital pour l’enfant… … vital au sens propre, comme le montre l’expérience menée par Frédéric II de Hohenstaufen au XIIIème siècle. Parlant six langues, et désireux de savoir quelle était la langue que l’homme parlait spontanément : latin ? grec ? hébreux ?… le souverain confia un groupe de bébés à des personnes qui avaient pour mission de subvenir à tous leurs besoins matériels sans jamais leur adresser la parole. Même bien soignés, les enfants n’ont  jamais parlé dans aucune langue, et ils ne tardèrent pas à dépérir. Aucun ne survécut. Plus près de nous, en observant, dans des orphelinats et des hôpitaux psychiatriques, des enfants dont les parents étaient morts pendant la 2ème guerre mondiale, René Spitz a élaboré la théorie de l’ « hospitalisme ». L’enfant qui, après environ 6 mois de relations positives avec sa mère, est séparé de celle-ci, commence par manifester de la tristesse, puis de l’indifférence ; il va successivement perdre du poids, cesser de se développer, refuser les contacts, souffrir d’insomnies, attraper toutes sortes de maladies par baisse de son immunité, cesser totalement de se mouvoir. S’il reste éloigné de sa mère pendant plus de quatre mois il tombe dans une dépression qui peut aller jusqu’à la mort. Pour chercher une confirmation scientifique à ces observations, John Bowlby, puis sa disciple Marian Ainsworth, ont testé les relations mère-enfant dans différents pays et situations, et conclu que l’absence ou la présence de la mère dans la toute petite enfance exerce une influence durable sur le sentiment de sécurité de l’enfant. Si au préalable il a établi avec sa mère une bonne relation d’attachement, il est sûr de lui, autonome, il supporte bien la séparation momentanée, et se montre content de retrouver sa mère. Dans le cas contraire, il souffrira d’angoisse à divers degrés, jusqu’à la psychose dans certains cas. Les recherches précisent à la fois que ce sentiment de sécurité – ou d’insécurité – perdure jusque chez l’adulte, et que dans 70% des cas il concorde avec une attitude d’insécurité chez la mère. La famille, premier lieu de la socialisation L’attachement à la figure parentale commencerait, selon certains, vers trois mois; pour d’autres, dès la naissance. Si l’enfant ne s’est pas attaché à la mère avant six mois, il lui sera beaucoup plus difficile par la suite de s’attacher aux autres, de comprendre leurs émotions et les siennes propres ; il pourra même devenir asocial. On pense souvent que la crèche rend l’enfant plus sociable. C’est plutôt l’inverse : si l’enfant établit de bonnes relation avec les autres, c’est qu’il est sûr que sa mère va revenir, qu’il jouit d’un bon attachement avec elle. C’est d’abord dans la famille que s’apprennent les compétences sociales et relationnelles. Dans un premier temps, c’est surtout la mère qui compte …

 

 

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